vendredi 24 mars 2017

la gestion financière à long terme : le financement des investissements

 La  question  du financement  des investissements concerne les PME à plusieurs stades de leur vie : lors du démarrage de leur activité (comment financer la création d’entreprise,), lors du développement de leur activité  (comment financer la croissance de l’entreprise), lors d’étapes particulières  (comment financer une innovation de produit).
A. Le financement par fonds propres
1. L’insuffisance de fonds propres dans les PME
Les fonds propres regroupent des ressources financières d’origine interne qui proviennent essentiellement des apports des propriétaires (créateurs ou actionnaires ultérieurs) et des résultats dégagés par l’activité de l’entreprise et mis en réserve au cours des exercices écoulés. Ces fonds propres sont donc en partie dépendants de la rentabilité de l’entreprise et de sa capacité d’autofinancement.
Les fonds propres dépendent aussi de la structure juridique de l’entreprise (société de personnes ou sociétés de capitaux) et des possibilités qui lui sont offertes d’ouvrir son capital à de nouveaux actionnaires. Bans beaucoup d’entreprises de petite taille, la propriété du capital reste familiale et concentrée, ce qui évite une dilution du pouvoir de décision.
La situation financière des PME est souvent caractérisée par une insuffisance de fonds propres. Ce problème est d’autant plus crucial que l’entreprise est jeune. Ainsi en phase de démarrage, la PME (et encore plus la TPE) dispose d’une capacité d’autofinancement réduite. L’apport des créateurs est souvent limité (apport familial, indemnités de licenciement...). Des aides publiques sont alors utiles (aides è la création d’entreprises, subvention d’investissement…) ; elles permettent de compléter les fonds de départ, de façon à négocier des prêts complémentaires.
Les fonds propres s’avèrent aussi insuffisants lorsque la PME s’engage dans un processus de croissance nécessitant des investissements ambitieuse t prospecter des marchés à l’étranger, augmenter la capacité de production, moderniser l’appareil productif ou intégrer un fournisseur.
2. amélioration des fonds propres
Si l’amélioration de la rentabilité de l’entreprise peut permettre d’augmenter les fonds propres via l’autofinancement, il existe des solutions plus techniques qu’offre aux PME le cadre institutionnel et réglementaire.
-                Le recours au marché financier
Le fonctionnement du marché financier

Le marché financier est un marché de capitaux à long terme sur lequel s’échangent des valeurs mobilières et des produits dérivés ; la Bourse, marché secondaire où sont négociées les actions émises, est le plus connu de ces marchés. Les entreprises ont la possibilité d’ouvrir leur capital à l’épargne publique en’ vendant des actions (parts du capital) sur le marché financier. L’introduction en Bourse peut être réalisée en vendant des actions existantes (pas d’apports de fonds nouveaux) ou à l’occasion d’une augmentation de capital.
3. La recherche de partenaires
Afin de renforcer leurs fonds propres et de financer un processus de croissance, les PME se sont tournées progressivement vers d’autres entreprises acceptant d’investir dans le projet de développement par le biais de prise de participation dans le capital. S’inscrivant dans le mouvement de croissance contractuelle (initié dans les années 80), cette modalité de financement peut convenir à des PME confrontées à des besoins financiers qui ne peuvent être satisfaits pur les solutions précédentes.
Face a l’insuffisance des fonds propres des PME , des soluté une financiers se sont de velappées si une amélioration dans la structure de finalement or été  constatée tout au long. Des dir derniers année, elle ne fait pas des paraître l’autre de finalement des imtlestissement que constitue le recoins aux capitaux empruntés.

Coût réel du crédit


2. Détermination du taux réel de crédit
Comparaison des paramètres du coût de l’escompte et du découvert

escompte
découvert
taux d’intérêt de base
taux de base bancs
taux de base bancaire
majoration spécifique au crédit
ajoute au taux de base bancaire
s’ajoute au taux de base bancaire
majoration supérieure à celle cela compte
majoration catégorielle propre au client
S’ajoute au taux de base bancaire
S’ajoute au taux de base bancaire
nombre de jours
égal su nombre de jours séparant la date de remise de l’effet à l’escompte de la date
d’échéance, augmenté d’un ou deux jours de banque
un minimum de 10 Jours est souvent celons
Nombre de jours de découvert déterminé à partir des dates de valeur, jours de valeur
Année bancaire
360 jours
360 jours
Commissions
-d’endos:0,60% l’an
-de service : montant fixe par effet
un minimum d’agios peut être retenu

principe de calculs des agios
précomptes
Post comptés

2.2 Arbitrage entre escompte et découvert
- Avantages et inconvénients respectifs
Contrairement à certaines idées reçues, le découvert n’est pas toujours le mode de financement le plus coûteux.
Comparaison des avantages et inconvénients respectifs de l’escompte et du découverte

Escompte
Découvert
Avantage
Obtention facile grâce aux garanties
Taux nommai peu élevé
Coût généralement faible : commissions faibles
Moyen de recouvrement des créances
Recouvrement assuré par la banque
Peut-être utilisé pour des périodes brèves (moins coûteux alors que l’es- compte)
Souplesse, s’adapte précisément aux besoins en montant et en durée
inconvénients
Coût élevé pour des effets de faible montant ou dont l’échéance est proche (minimum de 10 jours d’agios) Coûts administratifs élevés fors de l’émission et de la gestion des traites
manque du souplesse jeûna parfois supérieurs su besoin de trésorerie ou encore insuffisants), conduit I une sur- mobilisation
Taux nominal supérieur au taux de l’escompte



Coûts des financement a court terme


Chaque made défoncement a un coût qui est un élément se terminant pour le choix de finalement. Plusieurs paramètres interviennent dans la détermination du coût.
1.                    Paramètres
1.1               le taux d’intérêt.
-                Taux d’intérêt nominal
Le taux d’intérêt nominal est le taux annoncés lors des négociations avec la banque, il est fixe sur la base du taux de base bancaire.
Le taux de base subit une majoration variable selon le type de crédit ‘et ta qualité du client (la majoration appliquée selon la qualité du client nt appelée prime de risque).
Taux d’escompte = Taux de base bancaire + Majoration propre à l’escompte + Prime de risque
-                Taux d’intérêt réel ou coût du crédit
Le taux réel du crédit est le taux d’intérêt qui mesure le coût effectif du crédit, Il inclut toutes les majorations qui s’ajoutent au taux d’intérêt nominal et qui résultent des particularités présentées ci-après (jours de valeur, année bancaire, jours de, banque, commissions diverses...).
Le taux effectif global (TEG) est défini dans le code de la consommation. Deux décrets du 10 juin 2002 précisent le champ d’application et le mode de calcul du TEG des crédits à la consommation (méthode équivalente). Cependant, les prêts destinés au financement d’une activité professionnelle relèvent de la méthode proportionnelle.
1.2  Commissions
Plusieurs commissions, prélevées par la banque, augmentent le coût du crédit. Elles sont destinées à rémunérer les charges incombant au banquier ainsi que le service rendu au client. Leur tarif dépend des formes de crédit.
- Commissions appliquées à l’escompte
Commission d’endos. Elle est calculée au prorata du montant de l’effet et du  terme tout comme l’intérêt (taux 0,60 % l’an). Elle s’ajoute au taux nominal de l’es compte . Elle s’applique à toutes les opérations d’escompte.
La commission d’endos est destinée à rémunérer lus services rendus par la banque.
Remarque Cette commission peut faire l’objet d’une négociation  avec le banquier.

- Commissions appliquées au découvert-
Deux sortes de commissions sont appliquées su découvert par la banque.
Commissions de risque. Elles rémunèrent les risques encourus par la banque. La commission du. plus fort découvert est égale à 0,05 % du plus fort découvert du mois. Elle est plafonnée à la moitié des intérêts débiteurs du mois. Elle n’est pas soumise à la TVA. Elle est payée chaque trimestre, sur les plus forts découvert de chaque mois. Remarque  en raison de son mode de calcul, la commission du plus fort découvert pénalise fortement les entreprises qui ont un découvert sur use courte période. Les entreprises peuvent obtenir une négociation sur la forfaitisations de Cette commission, qui est alors incluse dans je taux du découvert.
Commissions de services. Elles rémunèrent les services rendus à l’entreprise. La commission de compte ou de mouvement est calculée sur le montant des opérations portées au débit Son taux est de 0,025 %.
Remarque Certains mouvements sont exonérés de la commission comme les virements de compte à compte dans une même banque, les agios trimestriels, les agios d’escompte. Il est possible de négocier ces exonérations avec le banquier.
1-3 minimum de perception de agios précomptés
  Minimum de perception
Minimum décompté. Pour le calcul des agios prélevés par la banque, un minimum de 10 jours est Souvent décompté à l’entreprise lors de la remise à l’escompte d’effets de commerce. Le coût du crédit en est augmenté. La banque tente ainsi de décourager la remise à l’escompte d’effets dont l’échéance est proche.
Forfait d’agios et de commissions. Parfois aussi, lors d’opérations d’escompte, la banque fixe un montant minimum d’agios en DH Cette pratique s pour but de décourager la remise à l’escompte d’effets de faible montant.
Agios précomptés
La date de prélèvement des agios a également une incidence sur le coût réel d’un crédit.

 intérêts précomptés. Les intérêts sont dits précomptés, lorsqu’ils sont versés à l’avance, lors de la souscription du crédit. ils contribuent à alourdir la charge de l’entreprise. C’est le cas, notamment, pour les agios et commissions escompte qui sont décomptés au moment même de la remise de l’effet. L’entreprise ne reçoit que le montant net de l’effet.

La gestion de trésorerie

 Traditionnellement, le trésorier qui gère la trésorerie de l’entreprise est considéré comme un technicien à l’opposé du Directeur Financier qui est associé aux décisions à caractère stratégique et détermine la politique financière de l’entreprise.
2.1 Détermination des besoins de trésorerie
2.1.1 Le budget de trésorerie
La fonction du financier est tout d’abord d’assurer la disponibilité d’argent lorsque les besoins se font sentir, fi est donc nécessaire d’établir une prévision relativement précise de ces besoins. Ces prévisions sont généralement établies sur un Budget de Trésorerie Prévisionnel.
Le budget de trésorerie est le complément naturel du plan de financement un tableau d’Emplois et de Ressources permanents.
obtenu en confrontant tes investissements et les besoins d’exploitation permanents aux financements à caractère permanent. Le solde de ces besoins doit être financé par des ressources de trésorerie et c’est ce qui apparaît au Budget de Trésorerie, qui étudie l’évolution des besoins de trésorerie sans préjuger de la manière dont sera financé ce besoin (découvert, escompte, etc).

En fait, le budget de trésorerie va simplement tenir ta comptabilité de tous les mouvements, recettes ou dépenses, qui affectent la caisse de l’entreprise et qui donc génèrent un besoin de trésorerie. Puisque le budget de trésorerie doit tenir compte du solde des investissements moins les financements permanents, il faut intégrer tous les mouvements de trésorerie générés par ces postes-à la date où ils affectent la caisse de l’entreprise (cession d’actifs, produit ou remboursement d’emprunts, paiement de dividendes.. j. Parmi les recettes et dépenses de l’entreprise interviennent bien sûr les encaissements et décaissements liés au cycle d’exploitation. Les achats, les ventes et tous le flux d’exploitation doivent être inscrits à leur date de règlement effectif.

Les décisions de financement a court terme

1)                    Les crédits de trésorerie
les crédits de trésorerie diffèrent considérablement dans leurs caractéristiques. Ils varient notamment par leur objet, modalités pratiques, durée et coût. Il s’agit généralement de crédits octroyés directement par la banque et dont la durée est inférieure à trois mois.
Alors que l’apporteur de capitaux à long terme sera remboursé sur la capacité bénéficiaire de l’entreprise et la marge brute d’autofinancement qu’elle génèrera année après année, c’est le terne. Dénouement d’opérations d’exploitation qui doit assurer le remboursement des crédits à court terme. Fréquemment, le banquier voudra se garantir en gageant son crédit sur une recette prévue, c’est-à-dire sur le dénouement d’une opération commerciale particulière (escompte, …) . Parfois, au contraire, le banquier se contente d’accorde de crédit pour faire face à des besoins de trésorerie temporaires tel que :
-        Les crédits à caractère général ( facilité de caisse, découvert , crédit de campagne
-        Les crédits directement liés à un actif d’exploitation (mobilisation de créances clients, warrant sur stocks..)
-        Les crédits spécifiques à des opération particulières (obligations cautionnées , financement des marchée publies, crédits documentaire…)
1.1                    caractéristiques des crédits a court terme
1.1.1        Les crédits généraux
Il s’agit de crédits accordés à une entreprise pour améliorer sa trésorerie, à titre temporaire et sans prise de garantie particulière . le banquier se préoccupe donc avant tout de la solvabilité court terme de son client .
-                La facilité de caisse
Il s’agit d’un crédit de très courée ( de quelques jours à quelques semaines) ouvert à une entreprise pour des échéances difficiles. La durée du crédit est inférieure à un mois et les recettes qui vont servir à rembourser la facilité de caisse doivent être clairement identifiées.
-                Le découvert
Le découvert est un crédit utilisé sur une période plus longue et de façon plus systématique que la facilité de caisse. Il se matérailise par un solde débiteur ( découvert ) sur le compte courant bancaire de l’entreprise.
Le banquier accorde à son client, souvent de façon verbale, un «plafond » de découvert qui peut être modifié à tout moment. L’entreprise peut éventuellement demander un découvert confirmé par écrit pour une période limitée ; si cela est accordé , ce qui est rare, le plafond de découvert sera obligatoirement maintenu sur toute la péribole contre paiement d’une commission de confirmation.
-                le crédit de Campagne.
Ce crédit sert à financer des besoins de cycle d’exploitation saisonniers. L’objet est donc précis et la durée déterminée par la saisonnalité du cycle d’exploitation ; le remboursement doit intervenir en « fin de campagne ».
-                Le crédit Relais.
Ce type de crédit est un découvert accordé en anticipation d’une rentrée de fonds certaine et proche ( émission d’obligations, augmentation de capital…).
-                 Les crédits de trésorerie par mobilisation d’effets financiers.
Il s’agit d’un crédit à caractère général sans garantie d’un actif particulier mais dont la réalisation est différente de celle du découvert. L’entreprise souscrit un billet à l’ordre de la banque dans lequel elle s’engage à rembourser la banque à un échéance fixe. Lorsque l’entreprise mobilise cet effet (c’est-à-dire obtient un crédit contre remise de l’effet), la banque crédité le compte courant du montant de l’effet puis le débite à l’échéance. Ces effets sont des effets financiers et non des effets de commerce ; cependant , ils peuvent , sous certaines conditions mobilisés par la banque sur le marché monétaire, d’où des taux d’intérêt relativement intéressants.
Ce type de crédit est , comme nous le verrons , moins coûteux que le découvert , mais engage l’entreprise pendant toute la durée du billet alors que le crédit par découvert peut varier quotidiennement en fonction des besoins. Du fait de l’absence de garanties par rapport aux crédits de mobilisation d’effets de commerce présentés dans la section suivante, ce type de crédit n’est accordé qu’aux bons clients et présente pour le banquier un risque comparable à celui du découvert.
1.1.2        Les crédits directement liés à des actifs d’exploitation
Il s’agit essentiellement des différents crédits de mobilisation de créances clients ainsi que du crédit sur stocks part warrant.
-                Le crédit d’escompte
Depuis des siècles , les banquiers «  escomptent » des traites c’est-à-dire qu’ils avancent de l’argent à une entreprise contre remise d’une traite dont l’encaissement aura lieu dans quelques semaines . Le banquier remet le montant de la traite moins un escompte correspondant aux  agios perçus d’où le nom de ce type de crédit. On voit que la durée du crédit correspond au délai entre la remise de l’effet à la banque et son recouvrement effectif.
Le crédit d’escompte porte sur des effets de commerce dans lesquels sont clairement spécifiés l’identité du client qui doit régler la facture à l’entreprise, sa domiciliation bancaire, le montant et la date de règlement. Il peut s’agir d’un billet à ordre par lequel le client s’engage à payer son fournisseur ou une lettre de change par laquelle le fournisseur donne l’ordre à son client d’effectuer le règlement dans des conditions précises. On demande généralement au client d’accepter » la traite, c’est-à-dire de reconnaître ses obligation en apposant sa signature sur l’effet de commerce.
-                Le Crédit de mobilisation des C
-                créances commerciales
Il s’agit d’un crédit sur créances commerciales institué pour pallier les carences de t’escompte. Chaque effet faisant l’objet d’une manipulation indépendante, la procédure de l’Escompte est particulièrement lourde pour les entreprises ayant des factures de faible montant et avec des délais de règlement faibles.
Le C.M.C.C. permet d’escompter, non plus des créances individualisées, niais un ensemble de créances regroupées au sein d’un billet selon les besoins de l’entreprise. L’entreprise remet à la banque ce billet, où figurent les références de chaque facture, mais elle conserve la propriété de la créance et en assure directement le recouvrement.
Techniquement, il s’agit d’un crédit de mobilisation puisque l’entreprise « mobilise » son billet à l’ordre de la banque.
Crédits sur Stocks (Warrants).
Dans certains cas, l’entreprise peut obtenir des crédits à court terme directement liés ou garantis par ses stocks.
Ce type de crédit est surtout utilisé par des industries dont les produits s’y prêtent (industries sucrières,…). L’entreprise doit normalement déposer les stocks gagés dans des Magasins Généraux qui sont des entrepôts gérés pas des entreprises privées mais contrôlées par les pouvoirs publics, En échange, le Magasin Générai remet un récépissé-warrant. Le récépissé est en fait le titre de propriété du stock auquel est joint le warrant qui est un billet à ordre garanti par la marchandise faisant objet du crédit, Cet effet de commerce est « escompté » par la banque qui accorde le crédit.
Il est des cas où le warrant peut être utilisé sans que les stocks soient remis dans des magasins généraux mais r-actent dans l’entreprise, qui s’engage à ne pas les vendre durant l’utilisation du crédit, C’est le cas de certains warrants pétroliers, agricoles, hôteliers et industriels.