1- analyse de la rentabilité
La
rentabilité s’appréhende à trois niveaux selon les objectifs de l’analyse; il
s’agit de la rentabilité commerciale, de la rentabilité économique et de la
rentabilité financière.
1.1
Rentabilité commerciale
Elle
a trait à la politique de prix de l’entreprise et la marge brute qu’elle
prélève sur le prix de revient des marchandises vendues. On considère
généralement le ratio.
Excédent Brut
d’Exploitation
Ventes
qui
est indépendant de la poiiLic1ue financière adoptés par 15 société (avant
charges financières) et de l’incidence fiscale de sa publique d’investissement
(dotation aux amortissements). Ce ratio dépend, bien sûr, du secteur concerné
et du degré d’intégration verticale du cycle de production.
On
étudie également la marge nette prélevée par l’entreprise après déductions de
toutes les charges, c’est-à-dire le ratio :
1.2 Rentabilité
économique
L’entreprise se
besoin de 1’ensemble de ses actifs pour générer ses bénéfices. Il est donc important de mesurer la rentabilité
qu’elle génère sur ses investissements ([1]) .
Nous étudierons donc le ratio.
Résultat Net
Actif total
On y préfère souvent des ratios calculés à
partir des flux de fonds (cash flows)
qui sont plus proches de la réalité financière de la société et moins
sensibles aux manipulations fiscales :
M,B.A.
Actif total
1.3
Rentabilité financière
La
finalité de l’entreprise est d’offrir une bonne rentabilité à ses actionnaires
et il convient d’évaluer cette rentabilité par rapport aux capitaux propres
investis :
Résultat Net
Capitaux propres
Pour
les mêmes raisons que précédemment or préfère souvent prendre en compte
l’ensemble des flux de fonds bénéficiaires, qu’ils aient ou non subi le poids
de l’impôt; d’où l’étude du ratio:
M.B.A.
Capitaux propres
il
convient d’insister sur la loque de ces trois niveaux de rentabilité dans le
cadre de la politique de l’entreprise. Economiquement, les bénéfices de
l’entreprise sont générés par la rentabilité des investissements ou rentabilité
économique. Cette rentabilité économique va dépendre de la marge commerciale
réalisée sur les ventes et donc de la politique de prix pratiquée. Cependant,
la rentabilité économique de l’entreprise dépend également du degré
d’utilisation des investissements exprimé par leur vitesse de rotation. Ainsi
la rentabilité économique sera d’autant plus élevé que le chiffre d’affaires
généré par les investissements sera important. Prenant comme base les ratios de
rentabilité nette, nous avons :
Ainsi,
une même rentabilité économique peut être générée par deux politiques
commerciales opposées :
-
Politique de qualité à forte marge mais faible rotation des investissements.
-
Politique de prix bas avec une faible marge mais un chiffre d’affaires plus
important.
On
peut ainsi opposer la politique d’un restaurant trois étoiles et d’un self
service ou d’une boutique de haute couture et d’un grand magasin.
Toutefois
cette tentabili1 économique va être modifiée au niveau des propriétaires par la
politique d’endettement adoptée. Le levier financier (coefficient
d’endettement) dont nous parlerons ultérieurement peut multiplier la
rentabilité économique. On peut mettre en évidence l’égalité suivante :
[1]
- pour des raisons qui appraitront dans la deuxième de cet ouurage, on mesure
souvent le montant des investissements comme la somme des actifs immobilités et
des besoins en cycle d’exploitation.
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