1)
Les
crédits de trésorerie
les
crédits de trésorerie diffèrent considérablement dans leurs caractéristiques.
Ils varient notamment par leur objet , modalités pratiques , durée et coût. Il
s’agit généralement de crédits octroyés directement par la banque et dont la
durée est inférieure à trois mois.
Alors
que l’apporteur de capitaux à long terme sera remboursé sur la capacité
bénéficiaire de l’entreprise et la marge brute d’autofinancement qu’elle
génèrera année après année, c’est le terne. Dénouement d’opérations
d’exploitation qui doit assurer le remboursement des crédits à court terme.
Fréquemment, le banquier voudra se garantir en gageant son crédit sur une
recette prévue, c’est-à-dire sur le dénouement d’une opération commerciale
particulière (escompte, …) . parfois, au contraire , le banquier se contente
d’accorde de crédit pour faire face à des besoins de trésorerie temporaires tel
que :
-
Les crédits à
caractère général ( facilité de caisse, découvert , crédit de campagne
-
Les crédits
directement liés à un actif d’exploitation (mobilisation de créances clients,
warrant sur stocks..)
-
Les crédits
spécifiques à des opération particulières (obligations cautionnées ,
financement des marchée publies, crédits documentaire…)
1.1
caractéristiques
des crédits a court terme
1.1.1
Les
crédits généraux
Il
s’agit de crédits accordés à une entreprise pour améliorer sa trésorerie, à
titre temporaire et sans prise de garantie particulière . le banquier se
préoccupe donc avant tout de la solvabilité court terme de son client .
-
La facilité de
caisse
Il
s’agit d’un crédit de très courée ( de quelques jours à quelques semaines)
ouvert à une entreprise pour des échéances difficiles. La durée du crédit est
inférieure à un mois et les recettes qui vont servir à rembourser la facilité
de caisse doivent être clairement identifiées.
-
Le découvert
Le
découvert est un crédit utilisé sur une période plus longue et de façon plus
systématique que la facilité de caisse. Il se matérailise par un solde débiteur
( découvert ) sur le compte courant bancaire de l’entreprise.
Le
banquier accorde à son client, souvent de façon verbale, un «plafond » de
découvert qui peut être modifié à tout moment. L’entreprise peut éventuellement
demander un découvert confirmé par écrit pour une période limitée ; si
cela est accordé , ce qui est rare, le plafond de découvert sera
obligatoirement maintenu sur toute la péribole contre paiement d’une commission
de confirmation.
-
le crédit de
Campagne.
Ce
crédit sert à financer des besoins de cycle d’exploitation saisonniers. L’objet
est donc précis et la durée déterminée par la saisonnalité du cycle
d’exploitation ; le remboursement doit intervenir en « fin de
campagne ».
-
Le crédit Relais.
Ce
type de crédit est un découvert accordé en anticipation d’une rentrée de fonds
certaine et proche ( émission d’obligations, augmentation de capital…).
-
Les crédits de trésorerie par mobilisation
d’effets financiers.
Il
s’agit d’un crédit à caractère général sans garantie d’un actif particulier
mais dont la réalisation est différente de celle du découvert. L’entreprise
souscrit un billet à l’ordre de la banque dans lequel elle s’engage à
rembourser la banque à un échéance fixe. Lorsque l’entreprise mobilise cet
effet (c’est-à-dire obtient un crédit contre remise de l’effet), la banque
crédité le compte courant du montant de l’effet puis le débite à l’échéance.
Ces effets sont des effets financiers et non des effets de commerce ;
cependant , ils peuvent , sous certaines conditions mobilisés par la banque sur
le marché monétaire, d’où des taux d’intérêt relativement intéressants.
Ce
type de crédit est , comme nous le verrons , moins coûteux que le découvert ,
mais engage l’entreprise pendant toute la durée du billet alors que le crédit
par découvert peut varier quotidiennement en fonction des besoins. Du fait de
l’absence de garanties par rapport aux crédits de mobilisation d’effets de
commerce présentés dans la section suivante, ce type de crédit n’est accordé
qu’aux bons clients et présente pour le banquier un risque comparable à celui
du découvert.
1.1.2
Les
crédits directement liés à des actifs d’exploitation
Il
s’agit essentiellement des différents crédits de mobilisation de créances
clients ainsi que du crédit sur stocks part warrant.
-
Le crédit
d’escompte
Depuis
des siècles , les banquiers « escomptent » des traites c’est-à-dire
qu’ils avancent de l’argent à une entreprise contre remise d’une traite dont
l’encaissement aura lieu dans quelques semaines . Le banquier remet le montant
de la traite moins un escompte correspondant aux agios perçus d’où le nom de ce type de
crédit. On voit que la durée du crédit correspond au délai entre la remise de
l’effet à la banque et son recouvrement effectif.
Le
crédit d’escompte porte sur des effets de commerce dans lesquels sont
clairement spécifiés l’identité du client qui doit régler la facture à
l’entreprise, sa domiciliation bancaire , le montant et la date de règlement.
Il peut s’agir d’un billet à ordre par lequel le client s’engage à payer son
fournisseur ou une lettre de change par laquelle le fournisseur donne l’ordre à
son client d’effectuer le règlement dans des conditions précises. On demande
généralement au client d’accepter » la traite, c’est-à-dire de reconnaître
ses obligation en apposant sa signature sur l’effet de commerce.
-
Le Crédit de
mobilisation des Créances commerciales
Il
s’agit d’un crédit sur créances commerciales institué pour pallier les carences
de t’escompte. Chaque effet faisant l’objet d’une manipulation indépendante, la
procédure de l’Escompte est particulièrement lourde pour les entreprises ayant
des factures de faible montant et avec des délais de règlement faibles.
Le
C.M.C.C. permet d’escompter, non plus des créances individualisées, niais un
ensemble de créances regroupées au sein d’un billet selon les besoins de
l’entreprise. L’entreprise remet à la banque ce billet, où figurent les
références de chaque facture, mais elle conserve la propriété de la créance et
en assure directement le recouvrement.
Techniquement,
il s’agit d’un crédit de mobilisation puisque l’entreprise « mobilise »
son billet à l’ordre de la banque.
Crédits
sur Stocks (Warrants).
Dans
certains cas, l’entreprise peut obtenir des crédits à court terme directement
liés ou garantis par ses stocks.
Ce
type de crédit est surtout utilisé par des industries dont les produits s’y
prêtent (industries sucrières,…). L’entreprise doit normalement déposer les
stocks gagés dans des Magasins Généraux qui sont des entrepôts gérés pas des
entreprises privées mais contrôlées par les pouvoirs publics, En échange, le
Magasin Générai remet un récépissé-warrant. Le récépissé est en fait le titre
de propriété du stock auquel est joint le warrant qui est un billet à ordre garanti
par la marchandise faisant objet du crédit, Cet effet de commerce est «
escompté » par la banque qui accorde le crédit.
Il est des cas où le warrant peut être utilisé sans
que les stocks soient remis dans des magasins généraux mais r-actent dans
l’entreprise, qui s’engage à ne pas les vendre durant l’utilisation du crédit,
C’est le cas de certains warrants pétroliers, agricoles, hôteliers et
industriels.