lundi 26 octobre 2015

la gestion financier a cout terne


A)   Le financement de l’exploitation
Les activités de production de biens ou de services des P.M.E génère des besoins de financement qui ne sont pas toujours couverts par les ressources qu’elles détiennent. L’analyse du cycle d’exploitation de l’entreprise , de la production à la commercialisation, et l’étude des décalages entre les flux réels et monétaires permettent de souligner les postes consommateurs de fonds.
1-1           le BFR, un indicateur du degré de dépendance
le besoin en fonds de roulement (BFR) est l’indicateur utilisé en analyse financière pour appréhender les besoins en ressources financières générés par l’exploitation de l’entreprise. Il reflète en fait la position stratégique de la PME vis-à-vis de ses partenaires. Il permet d’expliquer les conditions dans lesquelles se réalisent l’équilibre financier et les éventuels problèmes de  trésorerie, Ces analyses permettent d’appréhender les risques que représentent les PME pour leurs partenaires.
Les PME s’inscrit dans un ensemble de relations d’échange avec d’autres entreprise dont la sous-traitance ne constitue qu’un cas particulier . sans forcément relever de la dépendance qui caractérise les relations donneur d’ordre/sous-traitants (et même si des pratiques de partenariat tendent à améliorer la situation des PME), les relations clients / fournisseurs sont le reflet des rapports de force qui s’établissent. Conditions de règlement et délais de livraison entre autres exigences ne sont pas sans incidence sur le financement de l’exploitation comme le souligne l’analyse du BFR.
1.1            Notion de BFR
Le BFR permet d’appréhender dans quelle mesure l’entreprise finance ses besoins d’exploitation avec des ressources générées par son fonctionnement courant. Il rapproche des besoins de court terme des ressources mises à la disposition de l’entreprise pour une durée équivalente. L’analyse financière privilégie les éléments cycliques liés à l’exploitation et s’intéresse plus spécifiquement à trois types de poste : les stochs, les crédits accordés aux clients et les dettes contractées auprès des fournisseurs et tiers divers.
Dans le cadre de son fonctionnement , les PME comme toutes les autres entreprises sont confrontées au financement de leurs stochs et des crédits clients. L’importance de ces postes dépend des caractéristiques de l’activité et des pratiques en usage dans le secteur mais elle est aussi la conséquence de la politique commerciale et stratégique suivie par les entreprises pour se positionner par rapport à la concurrence. Une partie de ces besoins est assurée par les délais de règlement accordés par les créanciers, fournisseurs, Etat ou organismes de ressources financières et ceux engendrant des besoins est déficitaire ( BFR positif).
Ce BFR joue un rôle déterminant pour les entreprises et particulièrement les PME car, au-delà de la dépendance stratégique qu’il souligne, il peut induire des problèmes graves de trésorerie. Dans les cas fréquents d’un BFR positif, comment est-il financé ? La réponse sera trouvée dans l’analyse de l’équilibre financier.
1.2            Le BFR , résultat des rapports de force concurrentiels
Le BFR apparaît comme un indicateur du degré de dépendance des PME vis-à-vis de leurs clients et fournisseurs. Il est le reflet , du point de vue financier, de la position concurrentielle qu’occupent les PME.
Alors que beaucoup d’entreprises tendent à reporter sur leurs partenaires leurs contraintes économiques (réduction de coûts) et leurs exigences de flexibilité ( réduction des stocks par exemple) , les PME sont souvent contraintes d’accepter des délais de règlement plus longs et de raccourcir les délais de livraison, ce qui implique des stocks plus importants. Par ailleurs, les PME souffrant d’une image plus risquée et ne pouvant bénéficier d’un effet de taille, ont certaines difficultés pour obtenir des conditions favorables de leurs fournisseurs. Les caractéristique des PME et leur positionnement concurrentiel plus délicat expliquent un BFR généralement élevé.
Cette analyse mérite d’être affinée en tenant compte du positionnement stratégique spécifique à chaque entreprise. Une PME située sur une niche peut alors exploiter à son avantage une position concurrentielle favorable. Les grandes entreprises ne cherchent pas forcément à exploiter la dépendance des PME mais à améliorer la flexibilité  d’un ensemble productif. Dans ce cas. Les conditions commerciales peuvent être négociées de façon à ne pas pénaliser la compétitivité des PME partenaires , maillon devenu essentiel dans l’organisation de leur chaîne productive. En effet , le niveau du BFR peut engendrer de graves problèmes de trésorerie et alors compromettre la pérennité même de l’activité.
1.3            l’équilibre financier des PME
le BFR est une des trois composantes de l’équilibre financier de l’entreprise, équilibre vérifié en permanence car établi à partir de l’égalité emplois / ressources que retrace le bilan. Il ressort de l’étude de ce document de synthèse que le FR est égal à la  somme du BFR et de la trésorerie.
L’intérêt de l’analyse  porte sur les conditions de réalisation de cet équilibre. Deux éléments sont à prendre en considération :
-         le niveau du BFR ;
-         l’importance relative du FR par rapport au BFr.
La trésorerie apparaît comme une résultante :
Trésorerie = FR-BFR
Dans le cas de PME dont le BFR est positif, une première solution de financement des besoins d’exploitation peut être trouvée dans les capitaux permanents non utilisée pour finances les immobilisations.
Le FR peut alors couvrir le BFR. Mais, dans la situation de Pme confrontées de mobilisation de capitaux durables , le FR peut se révéler insuffisant pour assurer le financement du BFr. Ce problème peut se trouves aggravé si l’entreprise prend le risque de financer des  investissements avec des prêts à court terme.
Sans commettre une telle erreur , des PME peuvent se trouver dans une situation tout aussi délicate après une opération de développement pour laquelle elles ont retenu une mode de financement cohérent, mais ont sous-estimé les répercussions de l’augmentation du chiffre d’affaires. En conséquence, elles ont bien financé l’investissement en immobilisations supplémentaires mais pas le supplément de BFR qui en découle. Dans ce cas aussi , les PME peuvent se trouver dans une situation ou le FR est inférieur au BFR.
Si le FR se révèle insuffisant pour couvrir les besoins de financement générés par l’exploitation alors l’ajustement ne pourra se faire que par le trésorerie qui deviendra négative. C’est ainsi que des PME confrontées à une double insuffisance de fonds (capitaux permanents et ressources de court terme) peuvent se trouver dans une situation de trésorerie délicate. Elles  peuvent alors faire appel aux banques ; c’est la deuxième solution à envisager pour financer un BFR positif.

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